Le projet concerne la rénovation et l’extension du gymnase Jeanne d’Arc à Strasbourg, un équipement sportif vieillissant des années 1960. Aujourd’hui, ses accès sont mal adaptés, ses espaces extérieurs peu accueillants, et ses façades dégradées. Pourtant, son volume intérieur reste lumineux grâce à sa façade Nord vitrée, et ses matériaux (béton cellulaire, béton armé) sont de bonne qualité. L’objectif est de redonner à ce gymnase une image moderne et fonctionnelle, tout en préservant ses atouts existants.
Le site bénéficie d’un cadre exceptionnel : il est situé dans la Ceinture Verte de Strasbourg, un espace vert annulaire qui structure l’urbanisme local. Le projet mise sur la végétalisation (sols perméables, prairies fleuries, conservation des arbres) et la requalification des abords, comme la rue Pierre de Coubertin, transformée en espace actif (street workout, jeux, etc.). Un parvis en double niveau, à la fois minéral et végétal, servira d’accueil chaleureux.
L’architecture repose sur deux volumes jumeaux pour les salles de gymnase, ouverts vers le Nord avec de grandes lucarnes vitrées. Les matériaux choisis — bardage en hêtre thermo-traité, charpente en sapin massif, acier laqué — offrent une esthétique harmonieuse et durable. La toiture, considérée comme une "cinquième façade", accueille des panneaux photovoltaïques (600 m² obligatoires + 1 200 m² supplémentaires possibles) et des toitures terrasses végétalisées.
L’organisation spatiale est lisible et efficace : les vestiaires sont regroupés au cœur du projet pour éviter les traversées inutiles des salles de sport, et deux accès distincts (niveau parking et niveau quai/tramway) desservent respectivement les espaces sportifs et les gradins. Un hall double hauteur, lumineux et accueillant, relie ces deux niveaux. L’étage est dédié aux spectateurs, avec une vue dégagée sur les deux gymnases et un espace pour une future buvette.
Le projet met un accent fort sur l’environnement : utilisation de matériaux locaux (bois des Vosges, paille alsacienne), réemploi des éléments existants (panneaux de béton cellulaire, gradins en béton armé), et isolation performante (caissons remplis de paille, laine de bois). Le bâtiment vise le niveau énergétique passif, avec une enveloppe étanche, un chauffage urbain, une ventilation double flux, et des protections solaires optimisées.





























